Vagabonde nomade en terre Ouighoure
Un mois et demi de peregrinations pedestres le long de la chaine du Kun Lun avec … Kun Lun, mon petit ane. Hauts alpages a plus de 4000 m, partage de la vie des bergers nomades, transhumance a l’approche de l’hiver puis poursuite entre deux deserts: le bassin du Taklamakan, vaste mer de sable et de dunes parfois accrochees aux montagnes et la chaine du Kun Lun aride et pelee qui me separait du plateau himayen, desert d’altitude qui abrite de nombreux lacs d’eau salee et bien peu de monde sur sa partie ouest! Et la ou coule une riviere se trouve aussi un petit village, havre de verdure et de vie. Une bien riche decouverte du peuple Ouighour. Parfois hors des sentiers battus, seule sous les etoiles, a nouveau preoccupee par le besoin d’eau quotidien ( l’automne etant la saison la plus aride), couverte du meme ‘tailleur’ depuis deux mois, le vagabondage des montagnes prend fin et j’ai laissse mon ane dans un charmant petit village a flanc de montagne, a l’ombre des peupliers. Une autre terre apprivoisee, une autre langue quotidiennement etudiee et bien des rencontres.
Je devrais redecouvrir les joie d’une douche assez rapidement, avant de me voiler pour traverser le Pakistan puis hiberner dans l’himalaya indien.
Une bise particuliere a tous ceux dont j’ai manque de souhaiter l’anniversaire, il y en a un certain nombre et je pense bien a vous!