le Gange divin……. À bicycleeeeeeeeette
Le long des petites routes bordées d’arbres, des canaux ou des vergers de manguiers; Entourée de vastes platitudes cultivées, damiers de cannes à sucre, rizières, ou autres cultures; à travers les petits hameaux de fermes, villages, bazars ou villes furieuses, sur les barques ou les petits ponts de Normandie….. et si fière de ma bicyclette Atlas!
Sur selle de coton, à coups de pédales d’acier, la plaine du Gange grouillante, brute, défile comme un film dont je me sens l’heroïne une fois que le pédalier s’arrête: attroupement intrigué, curieux, parfois muet, parfois assomant de questions mais toujours disposé à m’aider, me protéger.
Et le Gange est si divin, si surprenant, vaste fleuve qui navigue paisiblement entre spiritualité et triste réalité. Je le retrouve par intermitence avec avidité, sublime récompense à des efforts parfois particulièrement épuisants.
Des nuits en famille, sur la terrasse d’une bâtisse vieille de plus de 500 ans, gardienne d’un temple, veillée par un baba attentionné, à côté d’un vieux sage qui jadis ouvrit la voie vers Gangotri… Chaque jour le Gange me réserve son lot de rencontres, de découvertes et m’assassine un peu plus un derriere enflammé !
Les pluies de mousson délivrent des jours de chaleur étouffante et j’en viens à guetter les pluies salvatrices qui semblent élargir le sourire de tous ces indiens ruisselants et bienheureux de l’être !