Journal de bord

18/10/2005

…. par les airs

— Caroline @ 2:20 pm —

Trop c’est trop et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Encore deux jours de voyage sans interruption : identifiée aux bagages dans les trains indiens, à apposer la dernière signature du jour sur les registres douaniers, à dormir au fond d’un bus avec un voisin encombrant et indénichable de mes côtes et de mon épaule…. et tout cela pour finalement m’entendre dire: 500 us dollars le “nice Lhassa package”, moins cher que gratuit me lanceraient les gabonais écroulés de rire… mais je refuse de leur offrir cela et voler jusqu’au Mekong s’avère moins cher que d’arriver à Lhassa… Alors je recentre mon but, reprend les esprits, change une fois de plus mes plans et j’y fonce avec deux ailes afin de garder temps et énergie pour ce fleuve que je suis bien decidée à découvrir malgré les murs qui semble vouloir m’en séparer !

15/10/2005

Le detour d’Hannibal

— Caroline @ 4:49 am —

Pour conquérir le Mekong par voie terrestre, je n’ai d’autre choix que de passer quelques cols himalayens et traverser le plateau tibétain… si l’hiver qui s’installe me le permet encore !
Mon vélo a trouvé une retraite utile sur le bateau hôpital de la Jamuna et la pluie a définitivement fait place au ciel bleu !

Internat sur la Jamuna

— Caroline @ 4:40 am —

Quatre circoncisions, tumeur à l’estomac… Le programme est chargé sur le “Lifebuoy hospital” où je valide mes premiers tests d’assistance opératoire. Je lève mon chapeau à ce travail de fond (Friendship association, et une équipe médicale locale incroyablement professionnelle et humaine) qui vise à fournir des soins à la population la plus démunie du Bangladesh et notamment les habitants des îles mouvantes de la capricieuse Jamuna. Cette occasion m’a permis de rencontrer les habitants et élèves de ces îles, de partager le ramadan (sans toutefois succomber au jeûne !) et de confirmer cette impression si forte que m’a laissé ce pays. Je remercie du fond du coeur Hona pour ce séjour, Docteur Misban Alkabir pour tout ce qu’il m’a transmis de son noble métier, la fine équipe du “ferry” et son hospitalité, ces gens et leur sourire, les dauphins de la Jamuna et enfin Jean et Maity Romnicianu qui m’ont offert gite, amitié, repos, patience et m’ont donné l’occasion de découvrir ce pays par des portes imprevues ! Le Bangladesh n’a cessé de me surprendre, de m’émouvoir et de me gâter !